C'est encore mieux que dans nos rêves ...

Pour la première fois nous sommes en Océanie. L'île de Pâques constitue une des trois pointes du triangle Polynésien (avec Hawaii et la Nouvelle-Zélande). L'île de Pâques, dite Rapa Nui, dessine un vague triangle de 16X18X23 km. Elle est à 3700 km de Santiago et 4000 km de Tahiti. Il n'y a qu'une seule petite ville de 6000 habitants, Hanga Roa. Le reste de l'île est peuplé de 1200 chevaux et 4000 vaches ... Et quelques centaines de Moaïs.

Dès la descente de l'avion, on s'y sent bien. Tout respire le calme et la sérénité.

Tout est vert, mais aussi très coloré, grâce à la présence de fleurs multicolores, notamment des hibiscus géants.

Le premier soir nous nous rendons sur un des seuls sites accessibles sans guide pour assister au coucher de soleil derrière un alignement de 5 Moaïs. C'est magnifique et nous y retournerons les soirs suivants.

Les deux jours suivants nous prenons un guide, obligatoire depuis le COVID, pour visiter les principaux sites de l'île (cf. photos). Les Moais ont été érigés pendant environ 500 ans (du XIIIe au XVIIe siècle). Le mot Moai signifie "le visage de nos ancêtres". Chaque Moaï est dressé à la mort d'un chef de clan pour qu'il continue à assurer la protection des siens. Un grand mystère subsiste : Comment, à cette époque, des hommes ont pu déplacer sur 10 voire 20 km des statues de pierre de plusieurs tonnes et comment ont-ils pu les redresser et poser sur leur tête le "pukao" (le chignon) pesant à lui seul environ 4 à 5 tonnes.

Il est désormais établi que les premiers Rapa Nui sont venus de Polynésie, notamment des Marquises, et pas du continent sud-américain. Aujourd'hui, si les Rapa Nui sont toujours présents sur l'île et leur langue bien vivante, ils ne représentent que 10 % de la population, les autres étant essentiellement des Chiliens du continent mais aussi de l'ordre de 250 français.

À l'arrivée des Européens au 17e siècle, tous les moaï étaient à terre, renversés par les Rapa Nui qui ne croyaient plus à la protection des ancêtres, les conditions de vie s'étant sérieusement dégradées. Tremblements de terre et tsunamis ont également causé des dégâts. Aujourd'hui, il existe 4 ou 5 sites majeurs sur lesquels les moaï ont été redressés. Le conseil des anciens de l'île ne souhaite pas que tous les moaï soient redressés. Le déclin de la civilisation des Moaïs serait dû à plusieurs facteurs, notamment climatiques, mais aussi lié à la surexploitation des forêts et à la raréfaction des grands arbres. La disette s'est répandue, générant de nombreux conflits internes comme externes.

Aujourd'hui, même si les habitants nous semblent souriants et très agréables, on nous dit que l'alcool et la drogue douce circulent beaucoup et génère pas mal de violence conjugale. Un peu triste !

Les Moaïs sont très impressionnants, voire envoûtants, notamment à Tangariki où ils sont 15 au garde-à-vous, avec l'océan en toile de fond.

Mais le charme de l'île ne se résume pas à ses statuts de pierre. La nature y est magnifique : volcans, plages, hibiscus et autres fleurs et partout le calme.

Un petit coin de paradis que nous avons parcourus en voiture avec un guide, puis en scooter et à pieds. Cinq jours pleins n'étaient pas de trop. Nous apprécions beaucoup aussi les baignades en fin de journée dans les piscines naturelles en bord d'océan (température moyenne de l'eau 26 degrés).

Si l'occasion se présente à vous, n'hésitez pas Vous ne serez pas déçus ! En plus, pour de rien gâcher, le poisson et notamment le thon est très bon ici. On se régale notamment avec les ceviches ! Pour les autres, on espère que les photos vous auront fait rêver !