Poursuite de notre périple mexicain : un petit article sur la Ruta Puuc et Campeche, avant un prochain article sur le Chiapaz.

Nous reculons dans le temps en parcourant la Ruta Puuc où émigrèrent des Mayas pour créer plusieurs centres urbains qui prospérèrent entre les VIIe et IXe siècles.Nous y visitons la cité la plus importante, Uxmal et une cité plus petite mais pleine de charme, Labna.

A Uxmal, les monuments sont proches les uns des autres et composent un ensemble très harmonieux. Nous avons beaucoup aimé. Il faut faire attention où on met les pieds, c'est le domaine des iguanes. Ces mangeurs de moustiques sont les bienvenus. Ils sont moins présents sur le site de Labna et bien sûr nous avons été dévorés.

Ces deux sites sont de style Puuc, qui se caractérise par la richesse des frises décoratives et l'omniprésence du Dieu Chac (Dieu de la pluie) dont vous remarquerez la trompe sur les photos.

Les Mayas, contrairement aux Aztèques, ne constituaient pas un empire, mais composaient des cités-états "comparables" aux cités grecques. Ils passaient leur temps à se faire la guerre pour disposer de prisonniers à sacrifier aux Dieux.

Au passage, nous visitons Choco-Story, un éco-musée fondé par des belges passionnés de cacao et de chocolat. Très pédagogique, dans un jardin luxuriant, il revient sur l'histoire du cacao, de son utilisation rituelle par les Mayas à la production industrielle du chocolat d'aujourd'hui. Nous y dégustons une boisson traditionnelle au cacao, sans lait, sans sucre, mais avec des épices, voire du piment. C'est un peu amer mais pas mauvais du tout.

Nous passons la soirée (et la nuit) à Campeche, unique ville du Mexique à avoir conservé une partie de ses fortifications, érigées contre les pirates en 1686 quand le roi d'Espagne a voulu mettre fin à deux siècles de pillage du "palo de tinte", un bois précieux utilisé pour teindre les étoffes. Campeche est inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1999. Nous avons beaucoup apprécié les maisons aux couleurs pastel et la zocalo (place centrale) entourée de bâtisses à double rangée d'arcades, très bien illuminée le soir. Les masques de jade du petit musée maya sont incroyablement magnifiques.

Anecdotes routières : après avoir évoqué les effroyables réducteurs de vitesse ("topes" et "vibrationes"), parlons un peu des bas-côtés non entretenus où la végétation luxuriante envahit les panneaux indicateurs et réduit parfois les voies, des nids de poules ou plutôt de dindes voire d'autruches tellement ils sont gros, et, au Chiapas, des noms de rues souvent illisibles. La numérotation du Yucatan nous a manqué à Palenque pour trouver notre hôtel !